Les briques
Boîtes (titre + jusqu'à 6 lignes, 5 états, 5 formes),
flèches orthogonales entre boîtes (étiquette, pointillé, couleur,
coudes),
couloirs à en-tête et
bandes à texte tourné,
texte libre,
légende,
séparateur,
fin de processus. Tout cela s'organise en
groupes, se
verrouille et
s'empile dans l'ordre que vous voulez (voir « Organiser un schéma »).
Commencer un schéma
Fichier → Nouveau schéma propose une
page vide ou un
gabarit (processus à couloirs,
organigramme, réseau simple, décision simple), avec un aperçu de chacun. Un gabarit ouvert est un
schéma comme un autre : tout se modifie, se supprime et s'ajoute, et il ne reste aucun lien avec le modèle.
Organiser un schéma
Le bloc
Organisation du panneau de droite (visible dès qu'un élément est choisi) réunit trois choses :
| Grouper | réunit la sélection (Ctrl+G) : les éléments se déplacent,
se dupliquent et se suppriment ensemble. Un clic sur un membre choisit le groupe, un second clic
choisit le membre ; Maj + clic travaille toujours sur l'élément seul.
Ctrl+Maj+G défait le groupe. Un cadre pointillé montre le groupe choisi :
il ne sort pas dans l'image exportée, sauf si vous donnez un nom au groupe (le cadre
et son nom sont alors dessinés partout : c'est ainsi qu'on encadre « la partie hors ligne »). |
| Verrou | un élément verrouillé ne se déplace plus et ne se supprime plus ; un
cadenas apparaît devant lui dans la liste. Son texte et son état restent modifiables, et le dessin
exporté est identique. Un groupe se fige entièrement dès qu'un seul de ses membres est verrouillé. |
| Ordre | « Devant » et « Derrière » déplacent l'élément dans sa famille (les boîtes
entre elles, les éléments libres entre eux). Les couloirs restent toujours sous les boîtes. |
Ranger : la mise en page automatique
Le menu
⌗ Ranger de la barre d'outils repose vos boîtes proprement. Il ne se déclenche
jamais tout seul : c'est un bouton qu'on presse. Il travaille sur la
sélection dès que
deux boîtes au moins sont choisies, sinon sur
toute la page affichée (jamais les autres pages).
Il ne pose aucune question avant, mais il vous dit
tout ce qu'il a fait après, et
Ctrl+
Z rend l'état d'avant
au pixel.
| Arbre | de haut en bas, en suivant les flèches : un niveau par étage, chaque
rangée centrée. Dans une rangée, les boîtes se placent selon la position de leurs parents, pour
que les flèches se croisent le moins possible. |
| Hiérarchie | l'organigramme : chaque parent est centré exactement au-dessus
de ses enfants, et deux branches ne se marchent jamais dessus. Une boîte n'a qu'un parent : le
premier qui arrive. Les autres flèches restent, elles sont simplement tracées. |
| Couloirs | chaque boîte est centrée dans le couloir qui la contient, avec un
espacement régulier. Les boîtes gardent leur ordre de haut en bas : un processus qui traverse les
couloirs reste lisible au lieu d'être cassé en escalier. |
Ce qu'il faut savoir avant de presser le bouton :
- une boîte verrouillée ne bouge pas, et elle réserve sa place : une rangée qui la
rencontrerait passe dessous. C'est le moyen de figer une partie de votre schéma avant de ranger
le reste ;
- un groupe se range comme une seule boîte : ses membres gardent leurs places relatives exactes ;
- les coudes que vous avez posés sur une flèche disparaissent quand ses deux bouts ne bougent
plus ensemble : un coude posé pour contourner une boîte qui n'est plus là ferait partir la flèche dans
le vide. La flèche retrouve alors son tracé automatique, et le studio vous dit combien ;
- les images ne bougent jamais. Si vous avez posé vos boîtes sur un plan, ranger les décolle
du plan : dans ce cas, ne rangez pas, ou ne rangez qu'une sélection ;
- la taille de la page n'est jamais changée. Si le résultat déborde, le studio le dit, et
c'est à vous d'agrandir la page dans le bloc Page ;
- vos textes, vos données, vos icônes et vos renvois ne sont jamais touchés :
ranger déplace, il ne réécrit rien.
Les formes de boîte
Rectangle (une étape),
losange (une question, un aiguillage),
pilule (début ou fin),
cylindre (une base de données),
document (un état produit). La forme se choisit dans le menu
Ajouter, ou se change à tout moment dans
Propriétés → Forme : la boîte garde sa place, son état
et ses flèches, qui s'accrochent toujours au milieu de ses quatre côtés.
Le texte des boîtes
Le bloc
Texte du panneau de droite règle trois choses, pour la boîte choisie (ou pour
toutes les boîtes choisies d'un coup) :
| Alignement | Centré (par défaut) ou à gauche. Le titre et les
lignes de détail suivent ensemble : on n'aligne pas l'un sans l'autre. |
| Taille | Petite, normale (par défaut) ou grande. Ce sont
trois tailles du thème, pas des pixels : si la charte change un jour, tous les schémas
suivent sans être retouchés. |
| Gras | Entourez un passage de deux étoiles : Contrôle **bloquant**
écrit « bloquant » en gras. Ça marche dans le titre et dans les lignes, et nulle part
ailleurs. Une paire d'étoiles laissée seule reste affichée telle quelle : rien ne casse. |
| 6 lignes | Une boîte accepte 6 lignes de détail au maximum. Au-delà, le
studio le dit ; il ne coupe pas en silence. Le panneau affiche où vous en êtes. |
Les icônes des boîtes
Dans
Propriétés → Boîte → Icône, une boîte peut recevoir
une icône parmi vingt :
utilisateur, groupe, serveur, base de données, document, message, cadenas, horloge, engrenage, nuage,
téléphone, coche, croix, alerte, question, maison, dossier, imprimante, euro, calendrier.
| Où | À gauche du texte, qui s'écrit alors dans la place qui reste : les
deux ne peuvent pas se chevaucher. Sur une boîte sans texte, l'icône se met au milieu. |
| Couleur | Celle du titre de la boîte : bleu nuit, blanc sur une boîte
« Final », rouge sur une boîte « Alerte ». Elle suit l'état, il n'y a rien à régler. |
| Taille | Celle du texte de la boîte (petite, normale, grande). Dans une
boîte étroite, l'icône rapetisse pour laisser la place au texte ; dans une boîte vraiment trop
petite, elle n'est pas dessinée. |
Choisissez plusieurs boîtes pour leur donner la même icône d'un coup. « (aucune) » l'enlève.
Les données attachées, et l'export CSV
Dans
Propriétés → Données, une boîte peut porter jusqu'à
douze couples
nom → valeur (« Responsable → Cellule PE », « Délai → 5 j ») : de quoi dire qui,
combien de temps ou quelle version, sans allonger le titre.
| Pastilles | Elles se posent sous le texte, jamais dessus : le moteur leur
retire la place avant d'écrire le texte, comme pour l'icône. Leur couleur vient de l'état
de la boîte, il n'y a rien à régler. |
| Trop petite ? | Une boîte qui ne peut pas porter ses pastilles n'en dessine
aucune, plutôt qu'une bouillie : le panneau vous le dit. À l'ajout d'une donnée, le studio
agrandit la boîte tout seul si quelques pixels suffisent (Ctrl+Z pour revenir). |
| Au survol | Passez la souris sur une boîte : un tableau montre toutes ses
données en entier, même celles dont les pastilles sont masquées. Ce tableau n'existe que dans le studio :
il n'entre ni dans le SVG, ni dans le PNG, ni à l'impression. |
| Masquer | Affichage → Masquées garde la donnée dans le fichier et dans le
CSV, sans la dessiner. Choisissez plusieurs boîtes pour les masquer toutes d'un coup. |
| CSV | Fichier → Exporter en CSV écrit une ligne par boîte
(page, identifiant, titre, état, forme) et une colonne par nom de donnée, pour
toutes les pages. Le fichier s'ouvre directement dans Excel, accents compris. |
Les pages
Un schéma peut contenir
plusieurs pages : une vue d'ensemble et ses détails, un processus et
ses cas particuliers. La barre d'
onglets sous la toile sert à passer de l'une à l'autre, et son
bouton
+ en ajoute une. Tout le reste est dans
Propriétés (aucun élément choisi)
→ Page.
| Chacune sa feuille | chaque page a sa taille, son contenu, ses
groupes et son ordre d'empilement. Une flèche relie deux boîtes de la même page :
elle ne traverse jamais une page (le contrôle le signale si vous en fabriquez une). |
| Le nom | c'est le nom de l'onglet, il n'est jamais dessiné. Ce qui
est dessiné en haut de chaque page est le titre du schéma, celui de la barre du haut. |
| Renvoi | Propriétés → Boîte → Renvoi fait pointer une boîte vers
une autre page : son titre est souligné, et Ctrl + clic ouvre la page visée. Dans le
SVG « toutes les pages », c'est un vrai lien qui saute à la bonne page. |
| Aux sorties | le PNG prend la page affichée ; le SVG propose « cette
page » ou « toutes les pages » (un seul fichier) ; l'impression sort toutes les pages, une
feuille chacune ; le CSV et le lien de partage portent tout le schéma. |
| Le fichier | un schéma d'une seule page, sans nom de page et sans renvoi,
s'enregistre au format version 1, comme avant : il reste lisible partout et à la main. Dès qu'il
y a une deuxième page, un nom de page ou un renvoi, le fichier passe en version 2. |
Les images
Ajouter → Image… pose un logo, un plan ou une capture. L'image est écrite
dans le schéma : il n'y a pas de fichier à côté, et rien n'est déposé sur un serveur.
| Trois formats | PNG, JPEG et SVG, et rien d'autre. Une
source qui n'est pas exactement une image écrite dans le document est refusée, et on vous dit
pourquoi : une image ne doit jamais pouvoir apporter autre chose qu'un dessin. |
| Les proportions | elles ne bougent jamais. Tirez n'importe quelle
poignée, ou tapez une largeur : la hauteur suit. Taille d'origine revient à la taille du
fichier. |
| Sous le schéma | une image se dessine sous les boîtes et les flèches :
une capture posée par mégarde ne peut pas cacher votre travail. |
| Le poids | 300 Ko par image (soit un fichier d'environ 225 Ko : écrite
dans le schéma, une image pèse un tiers de plus) et 1 Mo pour tout le schéma. Au-delà,
c'est refusé et expliqué, jamais coupé en silence. |
| Le lien de partage | une adresse ne peut pas porter une photo. Au-delà de
8 000 caractères, un lien ne s'ouvre plus du tout : le studio retire alors les images les
plus lourdes, met un cadre « image non incluse » à leur place, et vous le dit avant
que vous ne l'envoyiez. Pour envoyer le schéma avec ses images : Fichier → Enregistrer. |
| Aux sorties | l'image sort dans le SVG, le PNG et à
l'impression, comme le reste. Elle n'est pas dans le CSV : ce n'est pas une donnée. |
Le tracé des flèches
Dans
Propriétés (aucun élément choisi)
→ Page → Tracé, pour tout le schéma :
| Automatique | par défaut. La flèche va au plus court. Dans un cas tordu elle
peut passer sur une boîte : on la corrige alors à la main (double-clic sur la flèche = nouveau coude). |
| Contournement | la flèche fait le tour des boîtes, des bandes et des
en-têtes de couloir, en gardant 8 px d'air ; les étiquettes reçoivent un fond blanc pour
rester lisibles quand elles croisent un trait ; et deux flèches qui empruntent le même passage
sont écartées de 8 px, pour qu'on voie bien qu'il y en a deux. |
Ce que vous avez posé à la main l'emporte toujours :
coudes,
côté de sortie et d'entrée,
position de l'étiquette. Le fond d'un couloir, lui, se traverse : une flèche doit pouvoir passer
d'un couloir à l'autre. Et si aucun chemin n'existe (une boîte complètement entourée), la flèche
reprend simplement son tracé automatique : rien ne disparaît.
Le contrôle du schéma, et rechercher / remplacer
L'onglet
Contrôle du panneau de droite regarde le schéma ouvert et liste ce qui cloche. Un clic
sur une ligne
montre l'élément : il est choisi et amené sous vos yeux.
Rien n'est jamais
corrigé tout seul : il n'y a pas de bouton « réparer », parce qu'une anomalie est souvent voulue.
| Défauts | quelque chose ne se voit pas, ou sera coupé : une flèche dont un bout
ne pointe sur rien (elle n'est pas dessinée du tout), un élément sans rien à afficher
(boîte sans titre, sans ligne et sans icône ; texte libre vide ; légende sans entrée), un
élément hors de la page. |
| À vérifier | c'est peut-être voulu : une boîte sans aucune flèche, deux
boîtes qui se chevauchent, une décision (losange) à moins de deux sorties, un renvoi vers
sa propre page. |
| Toutes les pages | le contrôle parcourt le schéma entier. Chaque ligne dit
sur quelle page est l'anomalie, et le clic vous y emmène avant de montrer l'élément. |
| Pas de faux | une flèche qui part d'un point libre n'est pas orpheline ;
une boîte sans texte mais avec une icône n'est pas vide ; deux losanges dont les pointes
ne se touchent pas ne se chevauchent pas ; un schéma sans aucune flèche ne déclenche pas
« boîte sans flèche ». Une liste qui crie pour rien ne s'ouvre plus. |
Au-dessus,
rechercher (
Ctrl+
F) et
remplacer
(
Ctrl+
H) parcourent
tous les textes de toutes les pages : titre du schéma,
titres et lignes des boîtes, étiquettes des flèches, libellés des couloirs, textes libres, entrées de
légende. Jamais un
identifiant, ni un
nom de page, ni un
nom de groupe : un
remplacement ne peut pas mettre une flèche dans le vide, ni réorganiser le schéma.
| Le gras | les ** sont du balisage, pas du texte : la recherche ne les voit
pas et ne traverse pas un passage en gras (dans Contrôle **bloquant**, chercher
« Contrôle bloquant » ne trouve rien). Les étoiles du document sont remises à l'identique : une paire
ne peut pas être cassée. Le texte de remplacement, lui, ne peut pas contenir d'étoile. |
| Tout remplacer | une seule action : Ctrl+Z la défait
entièrement. Un élément verrouillé est remplacé comme les autres (le verrou interdit de
déplacer et de supprimer, pas de modifier un texte). |
Souris
| Clic | sélectionner · Maj + clic : ajouter à la sélection · un couloir se prend par son en-tête |
| Glisser | déplacer (aimanté sur la grille de 8 px) · poignées : redimensionner |
| Glisser dans le vide | cadre de sélection |
| Bouton « Flèche » puis glisser | d'une boîte à une autre : crée la flèche · partez d'un rond (milieu d'un côté) pour choisir le côté de sortie, lâchez sur un rond pour choisir le côté d'entrée ; le corps de la boîte = côté automatique · Maj maintenu : enchaîner |
| Flèche sélectionnée | ronds verts aux deux bouts = accroches : glissez-en un sur un rond d'une boîte pour changer de côté (ou de boîte) · ronds blancs = coudes · rond vert près du trait = étiquette · double-clic sur la flèche = nouveau coude |
| Double-clic sur une boîte | modifier le titre |
| Ctrl + clic sur une boîte soulignée | suivre son renvoi : ouvre la page visée |
| Clic droit | dupliquer / supprimer |
| Ctrl + molette | zoom autour du curseur |
| Espace + glisser · clic molette | déplacer la vue |
Clavier
| F | mode flèche (relier deux boîtes) |
| Ctrl+Z / Ctrl+Y | annuler / rétablir |
| Ctrl+D · Ctrl+A | dupliquer · tout sélectionner |
| Ctrl+G · Ctrl+Maj+G | grouper · dégrouper |
| Suppr | supprimer (les flèches d'une boîte supprimée partent avec, annulable) |
| Flèches · Maj + flèches | déplacer de 1 px · de 8 px |
| Ctrl+F · Ctrl+H | rechercher · remplacer (onglet « Contrôle ») |
| Ctrl+S · Ctrl+P | enregistrer le .json · imprimer : une feuille ou un poster |
| Ctrl+Page↑ · Ctrl+Page↓ | page précédente · page suivante |
| Échap | désélectionner, quitter le mode flèche, fermer les menus |
Où vont mes schémas ?
Le schéma en cours est
gardé dans ce navigateur (autosauvegarde). Pour le conserver ou le reprendre
ailleurs :
Fichier → Enregistrer (.json), ou
Partager par lien (le schéma voyage dans l'adresse,
rien n'est déposé sur le serveur). Le SVG et le PNG sont des images (Word, PowerPoint, email) ;
Imprimer / PDF pose une question, et une seule : une feuille, ou plusieurs (voir ci-dessous).
Imprimer : « 1 page » ou « poster »
| 1 page | le schéma sur une seule feuille, au format de la première
page, réduit s'il le faut. Plusieurs pages : une feuille chacune. C'est ce que Flux faisait jusqu'ici,
et cela n'a pas changé d'un pixel. |
| Poster | le schéma à sa taille réelle (1 px = 1/96 de pouce), découpé sur
plusieurs A4 avec 10 mm de recouvrement. Le sens (portrait, paysage) est au choix, et
« Auto » garde celui qui demande le moins de feuilles. Chaque page du schéma a son propre poster. |
Sur chaque feuille : un
cadre de coupe, un
pointillé à droite et en bas là où viendra se
poser la feuille suivante, et un bandeau « feuille 3 sur 6 » avec ses voisines. On
coupe le haut et
la gauche, on
pose sur la précédente, on aligne
sur le dessin (les 10 mm portent le même
dessin des deux côtés), on colle. Le bandeau du bas n'est jamais coupé.
Dans la fenêtre d'impression du navigateur : marges « aucune » et échelle 100 %. Le
trait témoin de 100 mm imprimé sur chaque feuille se vérifie à la règle : s'il est plus court,
l'échelle n'est pas bonne. « Enregistrer en PDF » donne le poster en PDF.